Résultats :
La plaque de croisement compte 56 drosophiles dont :
- 21 ailes longues / corps gris [vg+,b+] soit 37.5 %.
- 5 ailes longues / corps noir [vg+,b] soit 8.9 %.
- 5 ailes vestigiales / corps gris [vg,b+] soit 8.9 %.
- 25 ailes vestigiales / corps noir [vg,b] soit 44.7 %.
Interprétation :
D'après ce que nous avons montré lors du brassage interchromosomique, si les gènes codant pour la couleur du corps et pour la longueur des ailes sont sur des chromosomes distincts,nous devrions obtenir 25% de drosophiles de chaque phénotype dont 50% de drosophiles de phénotypes parentaux et 50% de drosophiles de phénotypes recombinés.
Or, nous obtenons à peine 17.8% de drosophiles de phénotypes recombinés.
Lorsque les phénotypes recombinés sont dans des proportions inférieures à celle des phénotypes parentaux, c’est que les gènes sont liés (situés sur la même paire de chromosomes homologues). L’individu de la F1 testé a donc produit quatre types de
gamètes non équiprobables, du fait de la liaison des gènes (les allèles se transmettent préférentiellement liés sur la même chromatide). L’existence de gamètes recombinés, minoritaires, résulte du phénomène de crossing-over (échanges de portions de chromatide) entre les locus des deux gènes lors de la prophase 1. On parle alors de brassage intrachromosomique.
1) Nous avons d'abord croisé P1 (vg+vg+//b+b+) et P2 (vgvg//bb) pour obtenir la génération F1.
- Tableau de croisement